**== Qui parle au nom de la FFDN ? ==** Problématique souvent évoquée, c'est que la prise de parole en public est souvent faite par Benjamin. Cette prise de parole fréquente par rapport aux autres membres entraîne des critiques. En premier lieu, une prise de parole en public sur les thèmes abordés par la FFDN entraîne nécessairement un besoin d'exprimer sa présence au sein de FFDN, car l'inverse apparaît malhonnête. Cependant, tout le monde peut prendre la parole publiquement librement. Tout le monde a le droit de s'exprimer et de le dire, tout le monde est légitime. Si ce qui est dit n'est pas conforme à ce que les autres pensent, c'est pas grave, c'est une incompréhension, ça arrive. Troisième point important : créer une opinion. Dans ce type de situation, tu peux t'exprimer en tant que membre de FFDN, mais pas en tant que FFDN. « Je suis membre de » situe ta position dans ton discours et ton point de vue. 1/ Situer le point de vue (devoir) 2/ Faire le récit public de ce que fait la FFDN 3/ Prendre une position nouvelle Dans le cas d'un communiqué de presse, c'est le groupe qui l'écrit qui le sort. Ceux qui font gagnent la légitimité d'agir. Benjamin est souvent invité par des journalistes, parce qu'ils le connaissent, parce qu'il parle bien, etc. Quel titre donne-t-il à l'antenne ? Les journalistes le connaissent, les médias sont donc difficiles à convaincre : ils ne veulent pas un membre de la FFDN, mais quelqu'un qui fait le spectacle. Alors comment faire changer ça ? On peut imaginer Benjamin avoir un⋅e padawan : ça a marché avec Quota pour l'ARCEP. Mais les journalistes veulent la tronche à cravate ridicule, pas un représentant d'une institution. S'ils ne peuvent pas attraper Benjamin, ils ne viendront pas vers nous. Il y a bien deux débats : D'abord de dire que tout le monde a le droit de parler au nom de la fédé Ensuite, comment on fait pour qu'il y ait une prise de parole qui se décentralise ? Comment créer de nouvelles voix ? Si on a un temps "0", un journaliste qui parle, une question en conf : là, on doit se positionner en tant que membre, pas en tant que FFDN. Si tu as un temps pour se poser, du moment que tes actions sont transparentes, que tout le monde peut participer/lire et que le travail est collégial, même sur une courte durée, il n'y a aucune raison que ça contienne une énorme tache qui fait dire une énormité à la Fédé. La prise de parole peut se faire. On est tou⋅te⋅s en mesure de suivre le consensus du groupe sans avoir à faire des efforts de touillages intensifs. Question amusante : si Benjamin n'avait plus d'espace de parole, comment le vivrait-il ? Et puis quel est le problème avec un porte-parole ? Réponse : Benj' veut que des gens puissent prendre la parole, se sentir légimite, parlent, reprennent du pouvoir. Si on veut que des personnalités politiques émergent, alors il faut faire le nécessaire. S'il s'en va, est-ce qu'on veut un prochain à mettre derrière un micro ? Est-ce qu'on a cette nécessité ? Si on souhaite qu'il y en ait, alors il faut en fabriquer. Et si on veut en fabriquer, il faut faire des conférences, régulièrement, avec toujours la même personne et des publics différents éventuellement hostiles, et qu'on regarde les conférences avec un œil d'analyse ; pas politique, mais sur la qualité de la conf : est-ce que les gens écoutent, est-ce que tu sens la salle, est-ce qu'il faut faire rire pour récupérer l'attention, est-ce que tu présentes bien tes arguments. Le problème, c'est que Benj' le fait avec fluidité et ne sait pas comment le transmettre. Il faudrait qu'il soit dans l'auditoire ou regarde la captation pour pouvoir donner des conseils. Sans devenir un marionnettiste, donner les armes pour gérer une conférence efficacement. Il ne s'agit pas de valider, mais de dire stop s'il faut le dire. Si un sujet remonte au bureau, au CA ou à un groupe de travail, c'est suite à un besoin d'arme argumentative ou de vérification de sujet pointu, mais pas dans l'attente d'une validation. Ce n'est pas une validation qu'il faut attendre, mais aux personnes à qui ça ne va pas de mettre un stop. **L'action est légitime.** **La relecture est conseillée.** **L'appel aux autres savoirs est encouragé.** Mais après cela, est-ce qu'il faut une VOIX OFFICIELLE de la FFDN ? On peut tou⋅te⋅s consulter tout le monde, mais il y a des zones où ça pourrait cristalliser. On se fait tou⋅te⋅s confiance, mais quand on est face à une institution, dans la communication « professionnelle », qu'est-ce qu'on fait ? Sachant que les médias veulent untel ou unetelle, et n'en ont rien à faire du reste. Il y a une séparation personne/message à faire. Ce que veut un média, c'est une personne, un visage, un charisme. Une institution, elle, veut un savoir et pas un charisme. Là, on peut arriver avec une voix anonyme mais riche en arguments et en savoir.